Skip to main content
EU_ECONOMICS02 / 18 · histoire du jour3 min · 689 mots · 32 sources

Le déficit bulgare sous discipline européenne

Écrit par IAto brief AI · 25 juin 2026, 03:50
Comment elle a été écrite

The one-off accounting tricks vanish, leaving the structural deficit exposed in the cold.

Composition d image · tobrief
le texte · 3 min de lecture

Six mois après son entrée dans l’euro, la Bulgarie présente un budget 2026 avec un déficit de 5,7 % du PIB. Bruxelles engage la procédure pour déficit excessif : Sofia doit désormais prouver que son retour à 3 % repose sur des économies durables, pas sur des recettes avancées.

L’euro devait consacrer la discipline budgétaire bulgare. Le premier budget préparé sous la nouvelle monnaie montre plutôt ce que les artifices de l’adhésion avaient masqué : un écart structurel entre les recettes et les dépenses.

L’argent avait déjà été dépensé

La Bulgarie a rempli une partie des critères d’entrée dans l’euro grâce à des mesures légales mais temporaires : encaissement anticipé de taxes bancaires, remontée de dividendes d’entreprises publiques dans l’année de référence. Ces opérations ont déplacé vers le présent plusieurs centaines de millions d’euros de recettes futures. Elles ne pouvaient produire leur effet qu’une fois.

Le projet de budget publié le 24 juin prévoit des dépenses à 45,3 % du PIB, contre 39,9 % de recettes (BNR, Forbes Bulgaria). Le ministre des finances, Galab Donev, promet une baisse graduelle : 3,8 % de déficit en 2027, puis 3,0 % en 2028 (BTA). Mais selon la mesure européenne des administrations publiques, le déficit resterait au-dessus de 3 % jusqu’en 2028 (Commission européenne).

La Commission européenne a donc engagé l’ouverture d’une procédure pour déficit excessif, le mécanisme formel utilisé lorsque les comptes d’un État membre s’écartent trop des règles communes. Valdis Dombrovskis a confirmé que le dossier serait transmis aux ministres des finances de l’UE pour un vote formel (Fakti). Les recommandations contraignantes et le suivi régulier commencent immédiatement. En cas d’absence de progrès, les règles budgétaires européennes permettent d’aller jusqu’à des sanctions financières (règlement (UE) 2024/1263).

Bruxelles surveille la dépense, pas seulement le solde final

Depuis la réforme du cadre budgétaire entrée en vigueur en 2024, un gouvernement ne peut plus se contenter de promettre un déficit plus bas. Bruxelles fixe une limite à la croissance des dépenses financées nationalement, après neutralisation des intérêts de la dette et des effets du cycle économique (règlement (UE) 2024/1263). L’objectif est simple : observer la dépense que le gouvernement contrôle réellement, et non un solde final que la croissance ou la comptabilité peuvent améliorer temporairement.

Sofia combine hausses de recettes et freinage de la dépense : taxe de 10 % sur les gains de jeux, vignettes routières renchéries de 30 %, relèvement du plafond des cotisations sociales, nouvelles contributions personnelles pour les fonctionnaires (Forbes Bulgaria). Les restrictions sur les hausses automatiques de salaires publics devraient rapporter plus de 560 millions d’euros (Sega). Les syndicats contestent déjà l’effort demandé. Surtout, ces mesures se comptent en centaines de millions, face à un trou budgétaire supérieur à 7,2 milliards d’euros (Investor.bg). Les recettes nouvelles ne suffiront pas.

Qui paie l’ajustement

Le coût est politiquement lisible. Les fonctionnaires supportent de nouvelles contributions. Les hauts revenus voient leur plafond de cotisations relevé. Les automobilistes paient des vignettes plus chères. Les gagnants des jeux sont taxés. La CITUB, principale confédération syndicale bulgare, soutient que les salaires et les retraites n’ont pas provoqué le déficit et ne doivent pas porter la correction (BTA). Les chiffres lui donnent au moins un argument : l’écart entre 45,3 % de dépenses et 39,9 % de recettes ne vient pas seulement des dernières hausses de rémunération.

Sofia conserve un atout réel : une dette publique autour de 30,1 % du PIB, très en dessous de la référence européenne de 60 % (Fakti, Investor.bg). La Bulgarie fait face à un déficit tiré par la dépense, pas à une crise de dette. La Roumanie montre toutefois où mène le dérapage : 9,3 % de déficit en 2024, une dette bien plus élevée et une trajectoire de correction qui s’étire désormais jusqu’en 2030 (Eurostat).

La décision formelle du Conseil doit intervenir dans les prochaines semaines. Sofia a écrit une trajectoire de correction. Il lui reste à encaisser les recettes, tenir la dépense et démontrer que le retour à 3 % en 2028 repose sur autre chose que les mesures ponctuelles qui lui ont ouvert la porte de l’euro.

How was this article?

Help us get better

Details about this article
Model:
claude-opus-4-6
Generated:
6/25/2026, 3:15:34 AM
Pipeline run:
eu_pipeline_20260625_015006
Watermark:
SynthID (Google's invisible watermark)
Human review:
None before publication
Learn more about our methodology