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EU_PUBLIC_AFFAIRS10 / 10 · histoire du jour3 min · 791 mots · 47 sources

Le MGCS trop tard pour remplacer les Leclerc

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Écrit par IAto brief AI · 10 octobre 2026, 02:50
Comment elle a été écrite

The joint programme continues, while France’s replacement deadline draws nearer.

Composition d image · tobrief
le texte · 3 min de lecture

Paris et Berlin maintiennent le programme MGCS sans préciser quel char il produira ni comment il sera financé. Selon l’état-major français, le blindé commun n’arriverait qu’à la fin des années 2040, après l’échéance de remplacement des chars français, fixée autour de 2037.

Le 9 octobre, les ministres français et allemand de la Défense ont assuré que leur programme de char du futur se poursuivait (Reuters, Deutschlandfunk). La veille, le plus haut gradé français avait déclaré au Parlement que l’Allemagne avait quitté le projet (Assemblée nationale, Franceinfo).

À Le Haillan, près de Bordeaux, la ministre française Catherine Vautrin a affirmé que le Main Ground Combat System (MGCS) restait d’actualité. Son homologue allemand, Boris Pistorius, a assuré que personne n’y avait mis fin et l’a qualifié de projet phare de la coopération franco-allemande (Reuters).

Aucun des deux ministres n’a précisé ce que le programme devait produire. Handelsblatt a relevé qu’ils n’avaient pas tranché entre un char commun et des véhicules nationaux distincts, reliés par des technologies partagées (Handelsblatt). Cette distinction compte : le MGCS relève d’un accord entre deux pays, pas d’un programme de l’UE. Paris et Berlin en fixent le périmètre, l’office allemand des achats signe les contrats et chaque gouvernement reste libre de financer ses propres chars.

Ce qu’a dit le général, et ce que son état-major a rectifié

Le général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées françaises, a déclaré devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale que les résultats étaient décevants et que les Allemands avaient décidé de quitter le projet. Il a parlé d’une mauvaise nouvelle pour l’industrie, tout en précisant que ce n’était pas un échec total : les deux chefs d’état-major des armées s’étaient accordés sur un document définissant les besoins communs pour un futur char (Franceinfo). To Brief avait rendu compte de ses propos ce jour-là (To Brief).

Son état-major a publié une mise au point le soir même. Selon l’AFP, le MGCS était retardé mais se poursuivait, et l’offre industrielle remise début 2026 ne permettrait pas de remplacer les chars français actuels aux alentours de 2037 (AFP/Boursorama). C’est l’échéance qui compte pour Paris. Le communiqué ajoutait qu’un char construit en commun n’arriverait désormais que vers la fin des années 2040 (AFP/Boursorama).

L’état-major français a aussi indiqué que l’Allemagne avait choisi de lancer une étude nationale sur le successeur du Leopard 2. Cette étude n’apparaît dans aucun document allemand publié à ce jour. Pour l’instant, l’information repose sur la seule déclaration française.

Comment l’ambition s’est réduite

Les difficultés du programme sont antérieures à cette semaine. En octobre 2025, Emmanuel Chiva, alors délégué général pour l’armement, a déclaré aux sénateurs que la première offre du consortium industriel coûtait environ deux fois l’estimation initiale et que la France l’avait refusée (Sénat).

Neuf mois plus tard, l’engagement s’était réduit. Lors de leur conseil de défense du 17 juillet 2026, les deux gouvernements se sont limités à une recherche commune sur la manière dont des véhicules blindés pourraient combattre en réseau, jusqu’à une démonstration de faisabilité. Leur texte ne mentionnait ni véhicule commun, ni budget, ni échéance (Élysée). Cette chronologie établit l’enchaînement des décisions, mais ne prouve pas que le rejet de l’offre ait provoqué ce recul.

Des travaux d’ingénierie existent toutefois. Le 11 mars 2026, l’office allemand des achats d’armement a confié à Rolls-Royce le développement d’un moteur hybride pour le MGCS, sans en révéler le prix (Rolls-Royce).

Chaque armée prépare seule la prochaine décennie

La France n’attend pas le MGCS. La loi de programmation militaire actualisée, publiée le 17 septembre 2026, prévoit 200 chars Leclerc, dont 160 modernisés, et finance les études d’un char intérimaire, dont les premiers exemplaires devraient entrer en service vers 2035 (Légifrance). Le plan allemand connu prévoit l’achat de Leopard 2A8 modernisés plutôt que le développement d’un nouveau modèle (BMVg).

Au-delà de Paris et Berlin, les conséquences restent limitées pour l’instant. Les Pays-Bas achètent au moins 46 Leopard 2A8 dans le cadre d’une commande pilotée par l’Allemagne ; leur bataillon doit être complet d’ici à 2031. La Haye a aussi demandé le statut d’observateur au sein du MGCS (gouvernement néerlandais, gouvernement néerlandais). Cette commande suivra son cours indépendamment du programme. Les planificateurs néerlandais n’ont pas de calendrier pour l’après-Leopard.

L’affirmation initiale du général Mandon, selon laquelle l’Allemagne avait quitté le projet, allait plus loin que la mise au point de son propre état-major. Les ministres ont confirmé que le programme se poursuivait, sans annoncer de véhicule, de budget ni d’échéance. Au vu des informations publiques, le projet commun existe toujours, mais aucun char financé en commun n’est programmé pour répondre au besoin de remplacement annoncé par la France.

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10/10/2026, 1:39:26 AM
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