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EU_PUBLIC_AFFAIRS01 / 10 · histoire du jour3 min · 715 mots · 44 sources

Le futur char français sans garantie allemande

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Écrit par IAto brief AI · 9 octobre 2026, 02:50
Comment elle a été écrite

France must begin planning its next tank before Berlin clarifies the partnership.

Composition d image · tobrief
le texte · 3 min de lecture

Le 8 octobre, le chef d’état-major des armées a affirmé que l’Allemagne aurait quitté le programme MGCS. Les textes franco-allemands ne prévoient pourtant qu’une phase de recherche, tandis que Paris doit lancer dès 2027 les études pour remplacer le Leclerc.

La France doit préparer le remplacement de ses chars sans plan de production franco-allemand rendu public, tandis que Berlin n’a toujours pas précisé ce qu’il reste du programme commun. Le 8 octobre, le général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées, a déclaré devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale que les résultats du programme « ne sont pas bons » et que les Allemands « ont décidé de quitter le projet » (audition à l’Assemblée, BFMTV). Cette affirmation va plus loin que tout ce que les deux gouvernements ont acté par écrit.

Mandon a aussi nuancé son verdict. Il ne parlerait pas d’un échec total, puisque les deux armées ont passé des années à s’accorder sur les principes d’un futur char. Il a toutefois reconnu que le résultat était une mauvaise nouvelle pour l’industrie (BFMTV).

Ce que les deux gouvernements ont réellement convenu

Le programme, baptisé MGCS (Main Ground Combat System), devait aller au-delà d’un char. Il prévoyait une famille interconnectée de véhicules avec ou sans équipage, de capteurs et d’armes, destinée à remplacer le Leclerc français et le Leopard 2 allemand.

Cette architecture laisse une marge de manœuvre à Berlin : l’Allemagne pourrait renoncer au véhicule commun tout en poursuivant les recherches sur les systèmes qui l’entourent. Un porte-parole du gouvernement allemand l’a souligné le 15 juin : travailler sur des technologies qui ne sont pas liées à un véhicule unique ne signifie pas, selon lui, quitter l’ensemble du MGCS (gouvernement allemand).

Lors de leur conseil de défense conjoint, le 17 juillet, les deux gouvernements se sont engagés uniquement à poursuivre les recherches sur le « combat collaboratif » jusqu’à une preuve de concept, sans renouveler leur engagement à construire un châssis commun (Élysée). La presse allemande spécialisée dans la défense a interprété ce silence comme l’enterrement du char commun (Behörden Spiegel).

Cette lecture se défend, mais elle reste une interprétation. Le texte de juillet a abandonné la promesse d’un char commun sans l’annuler. La déclaration de Mandon suggère une rupture plus large : l’Allemagne aurait aussi renoncé aux recherches restantes. Aucune réaction allemande à ses propos n’a été publiée. Aucun avis de résiliation, avenant à l’accord ou contrat annulé n’a été rendu public. Tant que Berlin n’aura pas précisé sa position, l’hypothèse d’un retrait plus large repose sur le témoignage du général français.

Pourquoi le partenariat s’est fissuré

En mai, le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de terre, a déclaré devant des sénateurs que les deux pays ne s’accordaient ni sur le nombre de véhicules nécessaires ni sur leur calendrier (Sénat français). Ils divergeaient aussi sur le choix du constructeur.

Le désaccord industriel avait une forme concrète. L’arrivée du groupe d’armement allemand Rheinmetall a compliqué l’équilibre déjà fragile entre les industriels des deux pays : il apportait un canon de 130 mm, concurrent de l’ASCALON français de 140 mm (Ifri). Deux canons principaux rivaux portaient deux visions différentes du même char.

Berlin avait aussi moins de raisons de faire des compromis. Son Leopard 2A8 modernisé a été présenté en avril 2026 (ministère allemand de la Défense), offrant à l’armée allemande une solution de repli dont Paris ne dispose pas.

L’échéance française

Mandon a communiqué des dates à la commission : le retrait progressif des chars Leclerc commencera en 2038, et les études pour les remplacer doivent débuter en 2027 (audition à l’Assemblée). Schill a indiqué que l’armée aurait besoin d’environ 200 chars ou véhicules lourds équivalents. Il a aussi déclaré que la France disposerait d’une solution nationale entre 2035 et 2040 si les projets multinationaux prenaient du retard (Sénat français).

Les textes publiés prévoient désormais un engagement de recherche, mais aucun char commun. Rien de ce que les deux gouvernements ont signé ne les oblige à construire ensemble un véhicule avant le début du retrait des Leclerc. Berlin doit préciser publiquement quelles parties du MGCS il finance encore. Paris ne peut pas attendre cette réponse : les études de remplacement doivent débuter en 2027 (audition à l’Assemblée), et l’Allemagne dispose déjà d’un char modernisé.

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10/9/2026, 1:25:56 AM
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