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EU_PUBLIC_AFFAIRS01 / 05 · histoire du jour3 min · 826 mots · 41 sources

La CDU de Merz passe sous les 5 %

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Écrit par IAto brief AI · 21 septembre 2026, 02:50
Comment elle a été écrite

The chancellor keeps his seat as the mandate beneath him weakens.

Composition d image · tobrief
le texte · 3 min de lecture

La CDU de Friedrich Merz serait tombée sous les 5 % en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et aurait perdu la première place à Berlin le 20 septembre. Ces revers régionaux ne menacent pas directement le chancelier, mais compliquent ses arbitrages européens.

Les chrétiens-démocrates de Friedrich Merz seraient tombés sous la barre des 5 % en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et auraient reculé à la deuxième place à Berlin le 20 septembre, selon les résultats provisoires (NDR, Deutschlandfunk). Friedrich Merz a qualifié ces résultats de « catastrophe » et promis d’accélérer son programme de réformes (Boursorama/Reuters). Ces deux défaites ne peuvent pas le faire tomber. Elles peuvent en revanche rendre plus difficile pour son gouvernement la défense d’engagements européens coûteux pour les électeurs allemands.

Deux votes de contestation, deux directions

En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l’AfD serait arrivée en tête avec environ 38 %, devant le SPD, à près de 35 %. La CDU aurait obtenu environ 4,9 %. Si ce résultat se confirmait, elle serait exclue pour la première fois d’un parlement régional allemand (NDR, Rostock Heute). La ministre-présidente sociale-démocrate Manuela Schwesig devrait chercher à former une coalition avec de petits partis, en maintenant l’AfD et ce qu’il reste de la CDU dans l’opposition.

À Berlin, Die Linke serait arrivée en tête avec environ 25,5 %, devant la CDU, donnée à près de 20 % (Deutschlandfunk, Tagesschau). Selon le Tagesspiegel, Die Linke aurait attiré d’anciens électeurs du SPD, des abstentionnistes et de jeunes Berlinois, en faisant campagne pour l’application du référendum de 2021 sur la socialisation d’importants portefeuilles immobiliers. Une coalition dirigée par Die Linke remplacerait le gouvernement municipal sortant, conduit par la CDU, et ferait basculer Berlin à gauche.

Les électeurs ont sanctionné les partis au pouvoir à Berlin et au niveau fédéral pour des raisons régionales différentes. Le mécanisme électoral est toutefois identique : des alternatives étaient disponibles sur les flancs du système politique, et les électeurs les ont choisies.

Pourquoi Merz reste en place, et pourquoi sa marge se réduit

La Loi fondamentale allemande rend la destitution du chancelier presque impossible sans successeur désigné dans le même vote. Le Bundestag ne peut renverser un chancelier qu’en élisant simultanément son remplaçant (Loi fondamentale, article 67). La CDU/CSU et le SPD disposent encore de 328 sièges sur 630 au Bundestag, soit douze de plus que la majorité absolue (Bundestag).

Les résultats régionaux peuvent néanmoins peser sur la législation fédérale par l’intermédiaire du Bundesrat, la chambre haute où chaque gouvernement régional exprime un vote groupé. Berlin dispose de quatre voix et le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale de trois (Bundesrat). Ces sept voix ne suffisent pas à constituer une minorité de blocage. Mais lorsque les partenaires d’une coalition régionale sont en désaccord sur un texte fédéral, la pratique veut qu’ils s’abstiennent. Pour les lois nécessitant l’approbation du Bundesrat, notamment celles qui touchent au partage de l’impôt, aux dépenses imposées aux Länder ou à certaines mesures liées à l’Union européenne, l’abstention équivaut à un rejet (Bundestag, procédure législative).

Un gouvernement berlinois dirigé par Die Linke remplacerait une équipe favorable aux priorités de la CDU. En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, une coalition conduite par le SPD, probablement avec des partenaires situés à la gauche de Manuela Schwesig, pourrait s’abstenir sur des textes auparavant soutenus par Merz. Aucun de ces basculements ne suffit à inverser seul la politique fédérale. Ensemble, ils réduisent la capacité du chancelier à faire adopter ses projets par la chambre haute.

Le budget européen comme premier test

L’Allemagne conserve à Bruxelles ses voix et son droit de veto. Le budget européen 2028-2034, ou cadre financier pluriannuel, doit être approuvé à l’unanimité par les États membres, conformément à l’article 312 du TFUE. C’est le gouvernement fédéral, et non Friedrich Merz personnellement, qui fixe la position de négociation allemande. Son partenaire social-démocrate détermine toutefois ce que cette position peut contenir.

C’est sur ce terrain que les élections régionales peuvent produire leurs effets. Le secrétaire général du SPD, Lars Klingbeil, a estimé que le gouvernement n’avait pas réussi à convaincre les électeurs du bien-fondé de son programme de réformes (AFP). Le Monde a décrit le scrutin comme une défaite historique pour le parti de Friedrich Merz. L’Opinion a relevé que le chancelier entendait poursuivre les réformes malgré ces revers. Aucun gouvernement européen n’a publiquement lié les résultats à un changement de position allemande. La contrainte la plus plausible est intérieure : des députés de la CDU confrontés à leurs propres échéances électorales pourraient rechigner à soutenir une contribution allemande plus élevée au budget européen ou d’autres engagements coûteux, si les électeurs sanctionnent déjà leur parti.

Les élections n’ont modifié aucun des pouvoirs formels de l’Allemagne dans l’Union européenne. Elles ont augmenté le coût politique intérieur de leur usage. Aucun partenaire de coalition, groupe parlementaire ou gouvernement européen n’a encore imposé de changement de ligne, mais Friedrich Merz dispose désormais de moins d’arguments pour convaincre son propre camp que les engagements européens impopulaires valent leur prix.

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9/21/2026, 1:41:47 AM
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