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EU_PUBLIC_AFFAIRS06 / 10 · histoire du jour3 min · 782 mots · 31 sources

La Russie menace, Prague reste à Kyiv

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Écrit par IAto brief AI · 4 octobre 2026, 02:50
Comment elle a été écrite

As strikes disrupt Kyiv’s crossings, foreign governments decide who remains.

Composition d image · tobrief
le texte · 3 min de lecture

Le 3 octobre, Moscou a déconseillé aux étrangers, diplomates compris, de se rendre en Ukraine ou d’y rester et promis de poursuivre ses frappes sur Kyiv. Cette mise en garde reprend une position de mai ; Prague maintient ses diplomates dans la capitale.

Le ministère russe des Affaires étrangères a mis en garde les ressortissants étrangers, y compris le personnel diplomatique, contre tout séjour ou déplacement en Ukraine et promis de poursuivre ses « frappes massives de représailles » sur Kyiv et d’autres villes (TASS, Reuters). Cette déclaration intervient une semaine où des drones russes ont frappé deux ponts reliant les deux rives de Kyiv (Kyiv Independent, CityNews/AP). Moscou peut lancer des avertissements ; les gouvernements dont le personnel est à Kyiv décident de le maintenir ou de le déplacer.

Ce que Moscou a réellement dit

Certains titres ont présenté la déclaration comme une demande russe faite aux diplomates de quitter Kyiv (Polskie Radio). Le nouvel avertissement visait l’ensemble de l’Ukraine ; Kyiv n’était mentionnée que dans le rappel d’une demande antérieure faite aux étrangers et aux diplomates de quitter la ville (Reuters). La confusion vient donc du rapprochement de deux prises de position distinctes.

Le ministère présente son message comme une répétition, en citant une déclaration du 25 mai et une conférence de presse donnée deux jours plus tard par le vice-ministre des Affaires étrangères Mikhail Galuzin (TASS). Le texte de samedi réaffirme ainsi une position existante et ne marque pas le lancement d’une nouvelle politique.

La déclaration, publiée sur le site du ministère, ne porte le nom d’aucun responsable. Le ministère affirme que la Russie frappe des « installations militaires » en réponse à des attaques ukrainiennes contre des civils russes (Interfax). Il ne précise ni date, ni arme, ni cible. Les sources citées ne confirment pas que les objectifs visés étaient militaires.

La page originale du ministère n’ayant pas pu être consultée, l’heure exacte de publication reste inconnue, tout comme le moment où le texte est paru par rapport à la frappe de samedi.

Les ponts pris pour cible

Les frappes affectaient déjà les déplacements quotidiens à Kyiv. Depuis le 1er octobre, des drones russes ont frappé à plusieurs reprises le pont Sud. Celui-ci compte six voies routières et permet à la ligne verte du métro de franchir le Dnipro (Yle).

La fermeture du pont a reporté bus et voitures sur les autres passages de la ville. Le maire Vitali Klitschko a qualifié la situation de grave, comme le relatait notre précédent article (To Brief).

Samedi matin, un deuxième passage, le pont Nord, a été frappé. L’attaque a endommagé la chaussée et les lignes de trolleybus (CityNews/AP). Les frappes contre ces liaisons entre les deux parties de Kyiv compliquent les déplacements d’une ville de navetteurs, quels que soient les objectifs que Moscou dit viser.

La décision appartient à chaque gouvernement

Moscou ne peut pas ordonner à une ambassade étrangère de quitter l’Ukraine. Chaque gouvernement décide de maintenir ses diplomates sur place, de les déplacer ou de réduire ses activités. Pour une capitale européenne, l’enjeu est d’évaluer le risque que les frappes font peser sur son personnel ; la position russe ne tranche pas cette question.

Le gouvernement tchèque a fait connaître sa décision. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Adam Čörgő, a déclaré que le personnel de l’ambassade resterait à Kyiv et que les avertissements russes de ce type n’étaient pas nouveaux. Il a ajouté que toute mesure supplémentaire suivrait les procédures internes de gestion de crise du ministère (Novinky).

La veille de l’avertissement russe, le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Heorhii Tykhyi, avait indiqué qu’aucune mission étrangère n’avait informé Kyiv d’un projet de relocalisation (ZN.ua). Cette déclaration précédant le texte de Moscou, elle ne permet pas de savoir comment les missions ont réagi à celui-ci.

Les sources roumaines, françaises et hongroises consultées ne font apparaître aucune nouvelle décision publique de ces gouvernements. La délégation de l’UE à Kyiv n’a rien annoncé non plus. Ce silence ne permet pas de conclure que rien n’a changé au sein des missions ; il indique seulement qu’aucun de ces gouvernements ne l’a fait savoir publiquement.

L’avertissement reprend une position formulée par Moscou dès mai. Il n’a entraîné la fermeture d’aucune ambassade et n’a modifié ni les règles ni les responsabilités en matière de sécurité du personnel diplomatique. Ce qui a changé cette semaine est matériel : des drones ont endommagé les ponts qui relient Kyiv, obligeant la ville à détourner les déplacements. Dans ce contexte, la seule réponse publique d’un gouvernement européen documentée à ce stade est celle de Prague, qui maintient ses diplomates sur place.

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10/4/2026, 1:59:39 AM
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