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EU_PUBLIC_AFFAIRS06 / 10 · histoire du jour3 min · 749 mots · 40 sources

Trypilska frappée, Kyiv privée d’électricité

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Écrit par IAto brief AI · 1 octobre 2026, 02:50
Comment elle a été écrite

After another strike at Trypilska, Kyiv cannot yet measure the power lost.

Composition d image · tobrief
le texte · 3 min de lecture

Dans la nuit du 29 au 30 septembre, des frappes russes ont touché onze régions ukrainiennes et endommagé les équipements de production de la centrale thermique de Trypilska, près de Kyiv. Centrenergo confirme les dégâts sans chiffrer la capacité perdue, alors que débute la saison de chauffe.
Reste à savoir quelle part du manque les réparations ou les importations européennes pourront compenser.

Une centrale reconstruite, puis frappée de nouveau

Trypilska a été en grande partie détruite en avril 2024. Selon le média ukrainien Komersant, elle a repris une activité partielle en 2025. Aucun détail n’a été publié sur les unités en service avant la frappe : chiffrer la capacité désormais perdue reviendrait donc à spéculer.

L’attaque a touché un vaste territoire. Le premier ministre Serhii Koretskyi l’a décrite comme la première attaque combinée contre le système énergétique d’une telle ampleur depuis la saison de chauffe précédente (Hromadske). Le ministère russe de la Défense a cité Trypilska parmi les cibles et affirmé que la centrale alimentait des installations de défense ukrainiennes (BBC).

Le directeur général de Centrenergo, Serhii Isachenko, a expliqué que les ingénieurs devaient d’abord inspecter les équipements et définir les travaux. Les réparations débuteraient lorsque la situation sécuritaire le permettrait ; l’entreprise ne livre pas davantage de détails pour des raisons de sécurité (Interfax Ukraine). Cette réserve s’expliquerait probablement par un calcul opérationnel : une liste des dégâts permettrait aux planificateurs russes d’évaluer l’efficacité de la frappe, mais empêcherait le public de mesurer les pertes.

Des coupures d’urgence aux coupures programmées

Kyiv a ressenti les effets par étapes. Au matin, DTEK, le distributeur d’électricité de la ville, indiquait que ses équipes avaient rétabli le courant pour environ 8 000 clients sur la rive gauche du Dnipro (AFP). Ce chiffre correspond aux rétablissements enregistrés à un moment donné ; il ne mesure pas le nombre de personnes privées d’électricité.

Dans la soirée, DTEK a indiqué qu’Ukrenergo, le gestionnaire national du réseau, avait ordonné des coupures d’urgence à Kyiv vers 17 h 40. À 18 h 15, les restrictions concernaient des quartiers de la capitale et les régions de Kyiv, Tchernihiv et Jytomyr (Ukrainska Pravda, Ukrainska Pravda). Ukrenergo a expliqué que les attaques répétées avaient surchargé les équipements, contraignant les opérateurs à couper des clients pour préserver le réseau dans son ensemble. Aucune donnée ne permet de savoir quelle part de la surcharge venait de Trypilska et quelle part d’autres sites endommagés.

Plus tard dans la nuit, sur instruction d’Ukrenergo, Kyiv est revenue aux coupures programmées dites de « stabilisation », avec des horaires publiés adresse par adresse (UNN). Pour les ménages, la différence est concrète : les coupures d’urgence surviennent sans préavis, tandis qu’un calendrier permet de s’organiser. Ce passage aux horaires programmés laisse penser que les opérateurs avaient repris assez de contrôle pour gérer le déficit. Il ne signifie pas que ce déficit s’était réduit.

Ce que l’aide européenne peut et ne peut pas résoudre

Le soutien européen au système électrique ukrainien passe par deux canaux principaux. La Commission européenne affirme avoir mobilisé plus de 4 milliards d’euros pour la sécurité énergétique de l’Ukraine depuis l’invasion à grande échelle, dont une enveloppe de 920 millions d’euros annoncée en février pour cet hiver (European Commission). Ces fonds financent des équipements et des réparations sur l’ensemble du réseau.

Le deuxième canal est l’électricité importée des pays voisins de l’Ukraine membres de l’UE ; les capacités physiques des lignes et les conditions du marché en limitent le volume. Le média polonais Money.pl rapportait en septembre que la capacité cumulée d’importation depuis la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie et la Roumanie allait de 1 700 à 2 600 MW, selon l’état du système (Money.pl). Ces chiffres sont des plafonds : une ligne disposant de marge n’implique pas qu’un acheteur acquière l’électricité pour la faire transiter.

Le prix constitue un obstacle. Dans le même article, un expert du Razumkov Centre avertissait que les plafonds de prix intérieurs en Ukraine pourraient dissuader les négociants d’importer lorsque l’électricité coûte plus cher dans l’UE (Money.pl). Même à pleine capacité, les importations dépendent de la rentabilité de l’opération.

Chaque forme d’aide répond à une partie distincte du problème. Tant que la production perdue à Trypilska ne sera pas chiffrée, le public ne peut évaluer la part que les réparations ou les importations pourront compenser. Centrenergo et Ukrenergo détiennent les données nécessaires : quelles unités ont été mises hors service et quelle réserve il reste à Kyiv au pic de consommation du soir.

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10/1/2026, 2:49:33 AM
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