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EU_PUBLIC_AFFAIRS02 / 05 · histoire du jour3 min · 753 mots · 47 sources

Vučić vise le poste de Premier ministre

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Écrit par IAto brief AI · 28 septembre 2026, 02:50
Comment elle a été écrite

Vučić leaves the presidency seeking a parliamentary majority to bring him back to power.

Composition d image · tobrief
le texte · 3 min de lecture

En démissionnant le 27 septembre, Aleksandar Vučić mise sur les législatives du 25 octobre pour revenir au pouvoir comme premier ministre. Il devra réunir une majorité, tandis que les étudiants issus des manifestations contestent son emprise sur les institutions et que les liens énergétiques avec Moscou restent en jeu.

Aleksandar Vučić a démissionné dimanche 27 septembre de la présidence serbe pour conduire son parti aux législatives anticipées du 25 octobre et briguer le poste de premier ministre (Reuters, BTA). Il abandonne une fonction qu’il occupe pour tenter d’en conquérir une autre, qui dépend du soutien d’une majorité parlementaire. Après des mois de manifestations, il entend faire de ce scrutin un moyen de revenir au pouvoir.

Le choix avait été préparé. Le 9 septembre, Vučić a dissous le Parlement, qui compte 250 sièges, et convoqué les élections d’octobre, répondant ainsi à l’une des principales revendications du mouvement étudiant (AP). Ouest-France avait annoncé plus tôt dans le mois la date du scrutin et l’éventualité d’une démission (Ouest-France).

Ana Brnabić, présidente du Parlement et proche alliée de Vučić, devait assurer l’intérim présidentiel lundi (BTA). On n’a pas encore confirmé à quel moment exact la passation prendra effet juridiquement.

Deux élections et une majorité à bâtir

Le 25 octobre, les Serbes éliront leur Parlement (Reuters). C’est lui qui choisira le premier ministre. Vučić ne reviendra au pouvoir que si sa liste et ses alliés obtiennent assez de sièges pour former une majorité derrière lui.

Une élection présidentielle devra suivre dans un délai d’environ 90 jours, selon BBC Serbian. Le compte à rebours commencera à la publication de la démission au Journal officiel, le registre des actes de l’État. Tant que cette publication n’a pas eu lieu, l’échéance exacte reste inconnue.

Les étudiants portent la contestation dans les urnes

Le principal adversaire de Vučić est issu des manifestations qui ont suivi l’effondrement meurtrier de l’auvent de la gare de Novi Sad (AP). Le 15 septembre, la commission électorale serbe a validé la liste « Student List – Students Win » après avoir vérifié 69 099 signatures (N1).

Le programme de la liste vise à réduire l’emprise des partis sur les institutions chargées de limiter le pouvoir (Danas). Les étudiants veulent notamment soustraire le régulateur des médias et la radiotélévision publique à l’influence du parti au pouvoir.

Le rapport de force est inégal. Deutsche Welle rapporte que les médias proches du gouvernement ont qualifié les étudiants de « bloqueurs » et pris pour cible leur chef, Ilija Srdanović. Le même reportage cite Vučić, qui affirme que son parti se situe entre 47 et 48 % ; ce chiffre vient de lui et ne provient pas d’un sondage indépendant (DW).

La Serbie a invité des observateurs du BIDDH, le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, qui compte 57 pays. La mission a ouvert le 16 septembre et a commencé à déployer 30 observateurs de longue durée le 25 septembre (OSCE/ODIHR). Leur rapport évaluera l’équité du scrutin. Il ne décidera pas qui gouvernera.

Pourquoi les voisins suivent le scrutin

L’élection serbe est suivie dans la presse régionale française, par la radio internationale allemande Deutsche Welle et sur la radio publique bulgare. La couverture bulgare fait ressortir l’enjeu européen le plus concret : l’énergie.

La Serbie est candidate à l’adhésion à l’UE, mais achète toujours son gaz à la Russie. Selon la radio publique bulgare, Vučić a parlé de gaz avec Vladimir Poutine le 26 septembre et espère que l’avenant à l’accord d’approvisionnement en gaz russe, qui expire le 30 septembre, sera prolongé (BNR). Le pétrole est soumis à un calendrier similaire. Une déclaration de NIS publiée fin août indiquait que la licence américaine permettant à cette compagnie pétrolière serbe contrôlée par la Russie de poursuivre ses activités était également valable jusqu’au 30 septembre (NIS). Aucune confirmation plus récente de son statut n’est disponible.

La démission n’a provoqué aucune de ces échéances. Elle fait toutefois coïncider les décisions sur les liens énergétiques entre la Serbie et la Russie avec une campagne électorale. Pendant les quatre prochaines semaines, Vučić négociera ces dossiers en pleine campagne, désormais candidat au poste de premier ministre.

Aucun élément disponible ne montre que la démission ait changé la ligne de la Serbie. Le maintien de Vučić au pouvoir dépend désormais d’un vote parlementaire et de la majorité qu’il devra réunir, dans une campagne dont le BIDDH n’a pas encore évalué l’équité.

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9/28/2026, 1:43:31 AM
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