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EU_PUBLIC_AFFAIRS05 / 05 · histoire du jour3 min · 861 mots · 36 sources

L’UE retire deux oligarques, en garde 3,000

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Écrit par IAto brief AI · 24 septembre 2026, 02:50
Comment elle a été écrite

Baltic restrictions stand alone after the EU’s common asset freeze ends.

Composition d image · tobrief
le texte · 3 min de lecture

Les Vingt-Sept ont prolongé jusqu’au 22 septembre 2029 les sanctions visant plus de 3 000 personnes et entités, tout en retirant Alisher Usmanov et Mikhail Fridman de la liste européenne. Les sanctions nationales baltes n’ont pas la portée du gel commun des avoirs.

En échange du retrait des milliardaires russes Alisher Usmanov et Mikhail Fridman de la liste des sanctions de l’UE contre la Russie, les gouvernements européens ont convenu mardi de maintenir les restrictions visant plus de 3 000 autres personnes et entités (Kyiv Independent) jusqu’au 22 septembre 2029 (The Guardian). La Lettonie et l’Estonie ont depuis imposé leurs propres sanctions aux deux hommes, mais ces mesures ne rétablissent pas le gel des avoirs qui s’appliquait dans les 27 États membres.

Pourquoi la liste européenne a une telle portée

La portée de la liste tient aux obligations qu’elle impose aux entreprises privées. Le règlement 269/2014, qui donne force obligatoire aux sanctions financières contre la Russie, oblige toute personne détenant des fonds appartenant à une personne inscrite à les geler et interdit de lui verser de l’argent (EUR-Lex). Cette obligation s’applique aux banques et aux entreprises de l’UE où qu’elles exercent leurs activités. Elle concerne aussi les citoyens européens à l’étranger et toute opération réalisée en partie dans l’Union.

Dans les faits, une banque à Francfort, un notaire à Milan et un fonds au Luxembourg consultent la même liste et doivent s’y conformer. Dès que le retrait prendra effet juridiquement, les noms des deux hommes n’y figureront plus. Seules les restrictions découlant de cette liste prendront fin : toute mesure distincte visant un actif précis relève d’une autre question juridique.

La date et l’heure exactes de ce changement restent à établir. BBC Russian a rapporté que la décision était parue mardi soir au Journal officiel de l’Union européenne, où les actes doivent être publiés avant de devenir contraignants (BBC Russian). To Brief n’a pas encore vérifié dans le Journal officiel le numéro de l’acte modificatif ni son heure d’entrée en vigueur.

Comment deux noms ont bloqué toute la liste

Le renouvellement des inscriptions exige l’unanimité : chaque gouvernement dispose donc d’un veto. À l’approche de l’échéance, un nom contesté peut peser sur le sort de milliers d’autres. Si le renouvellement échoue, toutes les personnes inscrites échappent aux sanctions.

La France se serait jointe à la Slovaquie pour demander le retrait d’Usmanov, selon des diplomates cités par Euronews (Euronews). Paris n’a pas expliqué publiquement sa position. D’autres inscriptions ont également expiré lors du renouvellement, mais le blocage portait sur ces deux noms.

La Lettonie a opposé son veto le 21 septembre, avant de se raviser. Elle faisait valoir que l’expiration de toute la liste aurait libéré toutes les autres personnes qui y figuraient (Kyiv Independent, The Guardian). Un précédent article de To Brief a retracé le recul de Riga (To Brief).

L’Estonie s’opposait aux retraits, mais s’est abstenue. Dans une décision prise à l’unanimité, l’abstention ne vaut pas veto : Tallinn a donc consigné son opposition sans bloquer l’accord. Son ministère des Affaires étrangères a présenté le résultat comme une prolongation de trois ans des sanctions contre les personnes concernées (Estonian foreign ministry). Ce cycle plus long espace les échéances auxquelles une capitale peut menacer l’ensemble de la liste.

Ce que les sanctions baltes peuvent et ne peuvent pas faire

Au 23 septembre, le gouvernement letton faisait état de restrictions financières et d’entrée visant les deux hommes (LSM). L’Estonie a annoncé ses propres sanctions nationales après leur retrait de la liste européenne. Les deux pays n’ont décrit ces mesures qu’en termes généraux ; leurs exceptions et leurs dates d’entrée en vigueur restent à confirmer.

La Lituanie n’en est pas encore là. Son ministère des Affaires étrangères a proposé d’interdire le territoire aux deux hommes pendant cinq ans (LRT). Au 23 septembre, le gel de leurs avoirs était encore en préparation et aucune mesure lituanienne n’était entrée en vigueur (Lrytas/ELTA).

Les sanctions nationales s’arrêtent aux frontières de la juridiction qui les adopte. Un gel décidé par la Lettonie ou l’Estonie s’impose aux banques et aux entreprises relevant de leur droit, mais ne peut dicter sa conduite à une banque allemande ou italienne ni réinscrire les deux hommes sur la liste de l’UE.

Une interdiction d’entrée peut avoir une portée plus large. Le système d’information Schengen, base de données partagée par les gardes-frontières de l’espace sans passeport, permet à l’interdiction décidée par un pays d’entraîner des refus d’entrée ailleurs (EUR-Lex). Rien n’indique que Riga ou Tallinn ait enregistré une telle alerte. Même si elles le faisaient, elle concernerait les déplacements, pas les avoirs.

Le compromis assure trois ans de stabilité à la liste européenne, mais supprime le seul dispositif qui obligeait toutes les banques et entreprises de l’Union à geler les avoirs de ces deux hommes. Les lois baltes peuvent les sanctionner sur leur territoire, et des alertes Schengen pourraient leur fermer l’accès à l’Europe ; ni les unes ni les autres ne peuvent atteindre leurs comptes à Francfort ou au Luxembourg. Pour rétablir un gel commun, il faudrait une nouvelle décision unanime de l’UE, soumise au même veto qui vient de les faire sortir de la liste.

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9/24/2026, 1:46:08 AM
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