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TECH_SCIENCE09 / 10 · histoire du jour3 min · 817 mots · 18 sources

Cancer du pancréas : experts européens recommandent une pilule

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Écrit par IAto brief AI · 16 octobre 2026, 02:50
Comment elle a été écrite

Europe has the trial result; patients still await a prescription.

Composition d image · tobrief
le texte · 3 min de lecture

Le 15 octobre, les experts européens ont recommandé l’autorisation du daraxonrasib (Rasonque). Dans un essai mené chez des patients déjà traités pour un cancer du pancréas métastatique, la survie médiane a atteint 12,4 mois, contre 6,7 sous chimiothérapie. L’accès dépend encore de la Commission et des négociations nationales.

L’écart de survie médiane atteint 5,7 mois dans l’essai. Les experts de l’Agence européenne des médicaments (EMA) ont recommandé l’autorisation du daraxonrasib, une pilule à prendre une fois par jour. Les patients atteints d’un cancer du pancréas avancé qui l’ont reçue ont vécu 12,4 mois en médiane, contre 6,7 mois sous chimiothérapie (EMA). Commercialisé sous le nom de Rasonque, le médicament ne peut pas encore être prescrit dans l’UE : la Commission européenne doit l’autoriser, puis chaque pays décidera de son prix et de son remboursement.

La médiane correspond au point où la moitié du groupe est décédée. L’écart compare les résultats de deux groupes ; il ne permet pas de prévoir ce qui arrivera à un patient donné.

À quels patients ces résultats s’appliquent-ils ?

Les données proviennent de RASolute 302, un essai de phase 3, grande comparaison menée avant une éventuelle autorisation. Revolution Medicines, la société qui a développé le médicament et pourrait le commercialiser, a financé l’étude. Celle-ci a réparti au hasard 500 patients entre la pilule et une chimiothérapie choisie par leur médecin (ClinicalTrials.gov). Des centres en Italie, en Espagne, en Allemagne et en France ont recruté des patients, aux côtés de sites aux États-Unis et au Japon (Japan trial registry).

Tous les participants présentaient des métastases et leur cancer avait progressé après une seule ligne de traitement antérieure. Ils étaient aussi en assez bon état général pour rester actifs (EMA). Les résultats éclairent donc surtout la situation de ces patients. Ils en disent moins sur les personnes qui ont déjà reçu plusieurs traitements ou qui sont trop malades pour participer à un essai.

Les chercheurs ont aussi suivi l’évolution des douleurs, mais ce résultat est moins solide : l’essai était ouvert, c’est-à-dire que médecins et patients connaissaient le traitement attribué, ce qui peut influencer la manière de décrire les symptômes. Les douleurs se sont aggravées au bout d’une durée médiane de 9,2 mois sous daraxonrasib, contre 3,8 mois sous chimiothérapie (ASCO Post).

La survie est une mesure plus objective, car connaître le traitement ne change pas le fait qu’un patient soit vivant ou non. D’après les résultats de l’essai, des effets indésirables graves ont touché 43,6 % des patients sous daraxonrasib, contre 57,5 % sous chimiothérapie (NEJM). L’EMA cite parmi les effets fréquents la diarrhée, les éruptions cutanées, les aphtes, les nausées et les vomissements (EMA). Revolution Medicines a également signalé un décès lié au traitement, dû à une pneumopathie, une inflammation des poumons (Revolution Medicines).

Un interrupteur de croissance bloqué en position marche

Dans nos cellules, les protéines RAS fonctionnent comme un interrupteur qui commande la croissance. Lorsqu’elles sont activées, elles transmettent un signal de croissance à d’autres protéines ; une mutation qui les maintient activées fait persister ce signal. Environ 92 % des patients de l’essai portaient une mutation sur le site G12 de RAS (EMA).

Le daraxonrasib agit indirectement. D’après l’article de recherche de ses développeurs, il s’associe d’abord à la cyclophiline A, une protéine présente dans l’ensemble des cellules, puis le complexe ainsi formé cible RAS dans son état actif (Cancer Discovery). La cyclophiline A sert ainsi d’intermédiaire pour atteindre l’interrupteur.

Quand les patients européens pourront-ils y accéder ?

L’EMA a accéléré l’examen du médicament : il a duré moins de 150 jours d’évaluation active, contre un maximum habituel de 210 (EMA). Les règles générales accordent 67 jours à la Commission pour transformer l’avis des experts en décision, mais aucune date n’a été annoncée pour Rasonque (Commission européenne). Une autorisation permettrait de vendre le médicament dans toute l’UE. Chaque pays négocie ensuite son prix et son remboursement : les patients allemands et espagnols pourraient donc attendre des durées différentes.

Les États-Unis ont déjà autorisé le daraxonrasib le 26 août (Dana-Farber), comme To Brief l’a rapporté (To Brief). En Europe, l’usage compassionnel pourrait permettre à des patients gravement malades de recevoir le médicament avant son autorisation. En septembre, l’oncologue italienne Chiara Cremolini a indiqué que ce dispositif n’avait pas été activé pour le daraxonrasib en Europe et que l’association italienne d’oncologie en avait fait la demande (Adnkronos).

D’autres essais étudient les effets du médicament après une opération, en première ligne de traitement ou contre d’autres cancers (ClinicalTrials.gov). Chez des patients en assez bon état général dont le cancer du pancréas métastatique a progressé après un premier traitement, un essai randomisé a déjà montré une survie plus longue. En Europe, deux étapes restent à franchir avant une prescription : l’autorisation de la Commission, puis l’accord de chaque système de santé sur le prix et le remboursement.

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10/16/2026, 1:37:05 AM
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