Skip to main content
EU_PUBLIC_AFFAIRS03 / 08 · histoire du jour3 min · 783 mots · 54 sources

L’Iran bloque Ormuz avec sept conditions secrètes

✦
Écrit par IAto brief AI · 5 octobre 2026, 02:50
Comment elle a été écrite

Reopening the strait leaves shippers waiting for safe, insured passage.

Composition d image · tobrief
le texte · 3 min de lecture

Le 4 octobre, Téhéran a lié la réouverture du détroit d’Ormuz à sept conditions non publiées. Armateurs, assureurs et acheteurs européens de gaz attendent aussi des garanties de sécurité : un accord ne suffira pas, à lui seul, à rétablir le trafic.

Le flou tient aussi au texte invoqué par Téhéran. Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a déclaré dimanche 4 octobre que le détroit resterait fermé tant que les États-Unis n’auraient pas rempli sept conditions « fondées sur le mémorandum d’Islamabad », selon Nournews. Il ne les a pas énumérées. Le mémorandum lui-même n’a pas été publié : l’Auswärtiges Amt, le ministère allemand des affaires étrangères, décrit une déclaration américano-iranienne de juin 2026 qui fixait l’objectif de mettre fin aux combats, sans en rendre les termes publics. Les frappes ont pourtant continué par la suite (Auswärtiges Amt).

Ce que l’Iran a demandé publiquement

Les médias iraniens ont évoqué des demandes sans en publier la liste. Dans une analyse du 29 septembre, Nournews indiquait que le paquet n’avait pas été officiellement annoncé (Nournews).

L’article citait quatre demandes évoquées par des responsables : mettre fin à la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, lever le blocus naval américain des ports iraniens, supprimer les restrictions sur les ventes de pétrole iranien et débloquer les avoirs gelés du pays. Rien ne permet de savoir si ces quatre points figurent parmi les sept conditions de Ghalibaf. Hors des négociations, impossible donc de déterminer si l’annonce de dimanche apporte une exigence nouvelle.

La bataille du premier pas

Les négociations actuelles ont commencé aux Nations unies, où le ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi a proposé un plan en sept jours sous médiation du Qatar (ONU). Washington prendrait les premières mesures sur quatre ou cinq jours (Franceinfo ) ; l’Iran ne rouvrirait le détroit qu’au sixième jour. Donald Trump a rejeté le plan le 26 septembre sans préciser ce qu’il contestait (The Hill), comme le rapportait alors To Brief.

Araghchi a reçu une réponse américaine par l’intermédiaire de médiateurs qataris à Doha, autour des 29 et 30 septembre (Reuters via Internazionale). Un responsable au fait des discussions a indiqué que le désaccord portait principalement sur l’ordre des étapes. Dimanche, le ministère iranien des affaires étrangères a déclaré que les propositions américaines étaient centrées sur le programme nucléaire iranien, tandis que Téhéran faisait du détroit d’Ormuz sa priorité (Xinhua). Aucun des deux camps n’a publié le texte américain.

Le plan iranien a l’avantage de préciser les mesures et leur calendrier. Selon les informations disponibles, c’est justement l’ordre des étapes qui bloque Washington. Lever le blocus trop tôt priverait les États-Unis d’un levier concret : US Central Command, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, a indiqué avoir détourné 115 navires commerciaux qui se dirigeaient vers des ports iraniens ou en partaient, au 23 septembre (CBS). Une trêve au Liban dépend aussi d’Israël, qu’aucun accord signé par Washington ne peut engager à sa place.

Pourquoi un accord ne ferait pas revenir les navires

La société de suivi du trafic maritime Windward a compté 17 passages le 29 septembre, contre environ 135 par jour avant la guerre (Argus). Le 1er octobre, un autre pétrolier a été touché par un projectile d’origine inconnue (gCaptain).

Le retour des navires dépend aussi des assureurs. Fin août, les primes d’assurance contre les risques de guerre ont atteint 3–8 % de la valeur d’un navire, contre environ 0,25 % avant la guerre, selon l’association néerlandaise des assureurs Verbond van Verzekeraars (Verbond van Verzekeraars). L’association a indiqué que la couverture dépendait de la confirmation du déminage et de l’absence d’incidents.

Washington a tenté de rassurer le marché. À Rotterdam, le 1er octobre, l’officier de marine américain Matthew Kawas a qualifié le détroit d’« ouvert » et appelé les assureurs à maintenir leurs garanties (Schuttevaer). Les armateurs néerlandais ont répondu qu’un signal positif ne suffisait pas : le passage devait être sûr et fiable (Transport Online).

L’Europe en paie déjà le coût. Le groupe italien Edison n’avait pas reçu 35 cargaisons de gaz naturel liquéfié qatari (Staffetta Quotidiana). Les gouvernements peuvent contribuer à sécuriser la voie maritime, mais l’offre française reste conditionnée à un accord : le 18 septembre, Emmanuel Macron a indiqué que la France ne préparerait une mission d’escorte défensive qu’une fois un accord conclu (Élysée). Aucun gouvernement ne peut imposer aux assureurs de rétablir leur couverture.

Ghalibaf n’a donné aux armateurs aucun élément public leur permettant de savoir dans quelles conditions l’Iran rouvrirait le détroit. Tout accord devra ensuite permettre des traversées sûres et assurées. Pour les acheteurs européens de gaz qatari, cette seconde épreuve pèsera davantage que la première.

Details about this article
Model:
claude-opus-5-5
Generated:
10/5/2026, 11:47:22 AM
Pipeline run:
eu_pipeline_20261005_005007
Watermark:
SynthID (Google's invisible watermark)
Human review:
None before publication
Learn more about our methodology →