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EU_PUBLIC_AFFAIRS04 / 10 · histoire du jour3 min · 657 mots · 34 sources

Trois pétroliers touchés, trafic d’Ormuz en baisse

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Écrit par IAto brief AI · 1 octobre 2026, 02:50
Comment elle a été écrite

New strikes unsettle the Gulf route carrying energy toward Europe.

Composition d image · tobrief
le texte · 3 min de lecture

Trois pétroliers auraient été touchés par des projectiles non identifiés dans le détroit d’Ormuz le mardi 29 septembre, selon des alertes publiées seulement le lendemain matin (gCaptain). Le détroit transporte le pétrole du Golfe et le gaz qatari dont l’Europe dépend, alors que le trafic y était déjà tombé à une faible fraction de son niveau d’avant-guerre. Ces alertes signalent un risque supplémentaire sur cette route. Elles ne précisent pas qui a tiré et ne permettent pas d’établir un surcoût pour l’Europe.

Ce que les alertes établissent

Les alertes viennent de UK Maritime Trade Operations (UKMTO), un service naval britannique qui prévient les navires marchands des menaces. L’organisme les a publiées mercredi sous les numéros 144-26 à 146-26 (UKMTO 144-26, UKMTO 146-26). Des médias européens les ont relayées dans les heures suivantes (Le Figaro).

Un avis indique qu’un pétrolier transportant du brut a été touché à bâbord, c’est-à-dire sur son côté gauche. Un autre fait état d’un navire atteint alors qu’il entrait dans le Golfe.

Les avis de l’UKMTO ne donnent aucune évaluation des dégâts et ne disent rien du sort des équipages. Ce silence ne permet pas de conclure qu’ils sont indemnes : cela signifie seulement que ces informations n’ont pas été publiées. L’UKMTO relaie les déclarations des navires selon lesquelles ils ont été touchés, sans préciser l’arme, le lieu du tir ni l’auteur de l’attaque.

Ce que les frappes précédentes permettent — ou non — d’établir

Les deux camps ont attaqué des navires dans ces eaux. Le 18 septembre, les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué la frappe contre le pétrolier Trend, en affirmant qu’il avait franchi le détroit sans autorisation (AP). Le 6 septembre, Reuters rapportait que les forces américaines avaient frappé des pétroliers iraniens dans le cadre du blocus des ports iraniens (Reuters).

Ces épisodes montrent que le détroit est une zone de combat, mais ne permettent pas d’identifier qui a frappé les trois navires. Il faudrait pour cela des éléments matériels, comme des fragments récupérés, des données radar ou des inspections menées par les États du pavillon, c’est-à-dire les pays où les navires sont immatriculés. Aucun élément de ce type n’a été rendu public.

Les pourparlers entre Washington et Téhéran, qui pourraient réduire la pression sur cette voie maritime, n’ont débouché sur aucun accord (To Brief).

Ce qui expose l’Europe

Les navires continuent de franchir le détroit, mais ils sont très peu nombreux. Selon les données de suivi de Windward citées par Argus, 17 passages ont été recensés le jour des frappes, contre environ 135 par jour avant la guerre (Argus).

Les gouvernements ne décident pas du départ des navires. Cette décision revient au capitaine et à l’opérateur de chaque bâtiment, tandis que les assureurs fixent le prix de la couverture du voyage. Une alerte de l’UKMTO pèse sur ces décisions, sans les déterminer.

Pour l’Europe, l’effet se transmet par les marchés de l’énergie. Avant la guerre, environ 20 millions de barils de pétrole par jour transitaient par Ormuz, soit près d’un cinquième de la consommation mondiale, selon l’US Energy Information Administration (EIA). Le gaz naturel liquéfié (GNL) qatari, refroidi pour être transporté par navire, ne dispose d’aucun gazoduc contournant le détroit.

L’Italie montre ce que cela signifie concrètement. Edison avait déjà perdu 35 cargaisons de GNL qatari depuis le début de la guerre et s’attendait à en manquer six autres d’ici au début décembre, rapportait le 28 septembre le quotidien spécialisé Staffetta Quotidiana, la veille des frappes (Staffetta Quotidiana).

Les frappes signalées mardi ajoutent un risque sur une route que l’Europe peinait déjà à emprunter. Elles ne permettent pas encore de mesurer un coût supplémentaire. Aucun tarif d’assurance publié, prix du carburant ou décompte des livraisons ne permet d’isoler leur effet des pertes déjà causées par la guerre. L’identité des responsables restera inconnue tant que les enquêteurs ou les États du pavillon n’auront pas rendu publics des éléments matériels.

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10/1/2026, 2:51:04 AM
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